Mauritanie

Cap sur l'Espagne, direction la Mauritanie! Octobre 2002, Grégory et Valentine, originaires de Valence (84) et animateurs assidus du Forum Landmania nous reviennent avec des souvenirs plein les poches... Voici le reportage détaillé de leur raid, un grand bol d'air pur et un dépaysement total assuré !
Force est de constater que la Mauritanie fait partie de ces contrées hautes en couleurs, taillées pour nos Land. Les décors traversés sont de toute beauté, o­n en redemande...
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Grégory et Valentine


Je suis "né" en 1993 mais j'ai déjà écumé les pistes de Libye et de Tunisie, avec mon "ancien boss". Je suis équipé du bon vieux 200 Tdi, un vrai chameau! Par contre ils m'ont gâté coté équipements : kit Marathon avec double amortisseurs arrière, deux réservoirs supplémentaires, arceau 6 points, blocages de différentiel avant et arrière, et un aménagement intérieur digne d'un hôtel ***, réalisé par mes nouveaux proprios : Valentine et Grégory. Valentine, 29 ans, connue dans tout le Vercors, pour avoir le pied lourd sur la pédale de droite, mais aussi pour ses talents de navigatrice, est météorologiste de son état. Grégory, 32 ans, prend toujours bien soin de moi, même s'il me compare un peu trop souvent à son camion de pompier. Cette année j'ai eu droit à cinq semaines de vacances en Mauritanie. Mais je passe la parole à Grégory …

CARNET DE ROUTE :
12/10/02 : Une boucle de 12000km, voilà se que nous avons fait subir à notre bon vieux Def en octobre dernier. Flirtant avec les 100 km/h par vent arrière " merci mistral ", je suis seul à parcourir l'Espagne. Premiers km et premiers ennuis, vibrations dans la direction, bruits inconnus impossibles à localiser, casse de la fixation de la protection du turbo, la célébrissime horloge, chef-d'œuvre de la technologie Land Rover qui décide de ne plus me donner l'heure. Pas d'erreur c'est bien mon Land!

14/10/02 : Arrivé à Algeciras en soirée, les autovias espagnoles, moi, ça me déprime! Campement dans le port près de l'embarquement, idéal pour sauter sur le premier bateau du lendemain. Mer calme, ouf! Et passage de la frontière marocaine à l'aurore grâce aux deux heures de décalage horaire; Une simple formalité. Ensuite direction Larache pour une bonne douche chaude une après-midi bricolage et une dernière nuit seul, avant de récupérer ma Valentine à l'aéroport de Rabat. Retrouvailles rapides, nous devons encore prendre nos visas à Casablanca, cela nous laissera le temps de visiter la ville et la grande mosquée Hassan 2, c'est drôlement beau pour du Bouygues!


17/10/02 : Visas en poche, direction le Sud; arrêt rapide à Essaouira, puis Tan Tan Plage toujours un très bon accueil de René et Jo à l'Equinoxe. A ne pas louper, le camping du " Roi " bédouin avant Laayoune, enfin l'arrivée à Dakhla tant attendu où nous rencontrons enfin Michel, Claudine et leur chien Jaïna (photo ci-contre), nos nouveaux coéquipiers rencontrés sur Internet. Le contact se fait tout de suite, demain départ pour la Mauritanie!!!

21/10/02 : Plus de convoi jusqu'à la frontière, où les formalités se déroulent sans accrocs pas comme ce groupe en Toy et Unimog qui a dû se délester de quelques cadeaux pour passer.
(Photo de gauche)


La traversée du No Man's Land et l'arrivée sur Nouadhibou se font de nuit pas rassurant, mais sans problème. Ne sortez pas des traces !!!!! (il y en a qui o­nt essayé, ils o­nt eu des problèmes !!!). Une nuit chez Ali au camping de la baie du Lévrier le temps de prendre l'assurance " béni soit tes 8 cv ", de retirer le calorstat du Land, de resserrer les lames du Toy, la balade commence direction Choum à l'aide des points de Cyril " Mauritanie au GPS " mais l'idée de rouler sur les rails du chemin de fer ne nous dit absolument rien ! Ce sont de vraies lames de rasoir. Les alentours de la voie sont parsemés de bouts de ferraille. La décision est prise, o­n passe plus au sud. Une piste signalée sur notre vieille carte IGN nous semble la plus sûre. o­n a rien inventé, des bédouins la prennent depuis toujours. Quelques passages mous, mais la piste ne présente pas de difficulté. (Photo de droite)

25/10/02
: Pistolet de gonflage HS et premiers signes de faiblesse de la galerie. Par chance, les paysages sont de plus en plus beaux en se rapprochant de Choum. Première rencontre exotique : un serpent ! Sympa les autochtones ! Rien d'intéressant à Choum, o­n traverse le bled et plein Nord direction Zouérate. o­n suit toujours la voie ferrée, là encore peu de difficultés. C'est monotone, seul un scorpion a tenté de se suicider en se jetant sous les roues du Def.

26/10/02 : Après 719km de pistes, o­n retrouve un peu de goudron, en arrivant sur Zouérate, la cité du Fer. Hors des circuits touristiques, c'est pourtant la ville qui nous a laissé la meilleure impression. N'oubliez pas de passer vous faire inscrire au commissariat de police. o­n profite d'un bon repas à l'hôtel Osian, d'un dernier plein de gasoil et d'eau, et c'est parti pour 1000km en autonomie totale ! 7 jours de pur plaisir ! o­n visite, ou plutôt o­n se perd dans les mines à ciel ouvert ! Nos véhicules o­nt l'air de Twingo, face aux monstrueux camions du site. (Photo de gauche)
La piste retrouvée o­n file sur l'Erg Hammami. Ce soir au programme, bivouac dans les dunes et nouvelles réparations de la galerie qui semble vouloir finir sa vie ici. o­n décharge, o­n sangle, o­n croise les doigts, et ça repart ! Le relookage du Def semble plaire à Valentine, c'est l'essentiel !

27/10/02 : Cap sur Tourine, où seul, une ruine émerge des barcanes. Ces messieurs de l'IGN devraient revoir leur cartographie. Nos espoirs se portent à présent sur Tenoûmer, cratère météorique daté d'environ 2,5 millions d'années (entrée du cratère : 22°54,522N 010°24,588W). Pour y accéder quitter l'autoroute…
Ce site vaut à lui tout seul le détour ! (photo de droite)

Retour sur l'autoroute que nous croyons être une ancienne piste du Dakar. Valentine conduit. Un énorme camion arrive sur nous à pleine vitesse " tout est relatif… ". Appel de phare, coup de Klaxon, tant pis o­n s'arrête. La piste s'avère être le passage des contrebandiers de cigarettes, qui relie Zouérate à l'Algérie via le nord du Mali. Un peu intrigué de voir des touristes sur cet axe, ils nous invitent à boire le thé, et nous donnent des conseils pour la suite de notre périple. Ce sont des touaregs, après les caravanes de sel à dos de chameaux, ce sont des Marlboro et des Gitane qu'ils transportent sur leur gros Man 4x4. Superbe machine, autonomie de 2000l de gazole, "le rêve". L'un d'eux sort son téléphone par satellite et nous propose même d'appeler nos familles, y a plus d'Afrique!
Nous devons reprendre la route, le gros morceau nous attends, " l'Erg Makter ". C'est rien que du bonheur. A éviter si o­n aime la foule. Seuls quelques squelettes de chameaux troublent ce paysage vierge; pas causantes les bestioles ! La sécheresse a fait son travail. Les hommes sont partis au Sud avec leurs troupeaux.


29/10/02 : Nos sablages nous o­nt permis de trouver des pointes de flèches de lances ainsi que des poteries. Restons positif ! (Photo de gauche) Claudine est une championne à ce jeu là. Le paysage est superbe et varié; des dunes, du sable, aux milieux des dunes avec un peu de sable, et des dunes autour… la seule vraie difficulté a été de trouver le bon gassi; deux heures à tourner en rond. Rien que du bonheur je vous dis ! Le visco coupleur du ventilateur fait des siennes. Le ventilo ne ventile plus. Le visco ne couple plus. Le refroidissement ne refroidit plus. Tout ça par 40°c à l'ombre. Rien de grave donc, puisqu'il n'y a pas d'ombre !!
Le Def chauffe, un comble pour un 200 Tdi. Je le menace de l'échanger contre un Toyota, s'il pète son joint de culasse! Les menaces, ça marche toujours… Les 180km de l'erg MAKTER sont avalés à vitesse réduite, mais sans autre souci. Ce soir o­n s'ouvre une bouteille de pif, Valentine fait la galette dans le sable, et douche pour tout le monde, il faut fêter ça !

30/10/02 : Prochaine étape, le fort Ghallâouîya, pas de chance, les militaires y o­nt établis leur campement. Michel et moi, faisons le plein d'eau, tandis que Valentine et Claudine en profitent pour photographier discrètement le fort.
(Photo de droite)

30:10/02 : A 5km de là, en direction du sud, un site de gravures rupestres témoigne de la présence de girafes et d'autruches par le passé. Pour rejoindre le site, la piste est très molle et parsemée d'énormes cailloux. Le véhicule chauffe toujours ! Je n'ai pas la tête à regarder ces gravures ! Les photos sont là heureusement pour nous rappeler combien c'était beau… (photo ci-contre) La fin d'après midi sera consacrée aux réparations.. La clim qui jusqu'à présent ne servait qu'à nous empêcher d'étendre les jambes, se décide enfin à nous rendre service. Son ventilo électrique, branché en direct, sert à présent au refroidissement moteur. Il tournera sans arrêt jusqu'au retour en France " solide la bête ". Le pistolet de gonflage (une vrai M.....), démonté et bourré de pâte à joint, remplira son rôle jusqu'au bout également. Que peut-on demander de plus?… un pastis !

31/10/02 : Retour de la végétation, o­n rencontre enfin quelques camps nomades. Puis un dédale de roches nous oblige à zigzaguer. C'est l'arrivée sur El Beyyed ! Deux heures sont nécessaires pour trouver la passe permettant de descendre dans le cirque. Pour une fois ce sont les sandales qui chauffent ! La passe de forte inclinaison, molle et en dévers, fait monter l'adrénaline. Collez au fond du bacquet, ceinture de sécurité bouclée, o­n y va, le Land fait le reste… La traversée du cirque d'El Beyyed se fait sans problème. Il est avalé en vitesse longue. La végétation revient, telle la savane en arrivant au nouveau puits de Neïteri (N 21°18,358 W 011°54,333). L'eau est au plus, à un mètre de profondeur. Ce soir douche pour tout le monde. (photo11 : dunes) 01/11/02 : Au petit matin, un chameau est venu réclamer de l'eau. Un sac poubelle a fait office de récipient. Il avait soif, le bougre ! (Photo de gauche)

On rejoint Atar par la Sebkhet Chemchâm une étendue très roulante, puis cap sur l'oasis de Jraîf ; un coin à retenir pour un prochain bivouac ! (photo de gauche) Enfin l'arrivée sur Atar, ça sent la fin du voyage, pourtant nous n'en sommes qu'à la moitié du parcours. Valentine profite de cette escale pour envoyer un fax, signalant que notre galerie " grand raid " qui n'est même pas fini de payer, n'a tenue que 600km sur les pistes de Mauritanie. Par chance nous sommes tombés sur des personnes compréhensives.Repos au Bab Sahara, où nous retrouvons nos petits Hollandais, partis pour une année en Afrique dans un bon vieux 109 pick-up, déjà rencontrés à Nouadhibou. Nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Une jolie blonde et un 109, cela ne se refuse pas… (Photo de droite) Détour par Azougui, o­n empreinte la piste qui descend de Choum, un vrai régal, puis direction le sud afin de récupérer " le goudron " pour Nouakchott. Un vent de travers se lève, je suis obligé de fermer la fenêtre conducteur, un vrai délice par cette chaleur. A plus de 100 km/h (pas beaucoup plus, c'est vrai !) cette ligne droite de plus de 300km, devient rapidement ennuyeuse. Pause coca à Akjoujt, pour rompre la monotonie. Le pot du Toy de Michel, déjà réparé à maintes reprises a lâché pour de bon. Dans l'habitacle, le bruit du 5 cylindres en échappement libre, pourtant si mélodieux, devient insupportable. Malheureusement pour Michel et Claudine, les garagistes de la capitale, demanderont beaucoup trop cher. Ils nous prennent vraiment pour des Américains!! Cela attendra le retour au Maroc, tant pis pour les tympans. Nouakchott nous accueille avec son lot de klaxons. Au volant, il faut jouer des coudes et avoir les yeux partout. Arrêt au camping " le Paris-Dakar ". Cette nuit, c'est l'enfer. La chaleur atteint des sommets, l'humidité est de la partie, et les moustiques s'en donnent à cœur joie. Quant aux bruits, ils n'ont pas cessé avec le couché du soleil. Terrible contraste avec le désert.

04/11/02 : Réveil difficile. Le départ pour la plage se fait avec deux heures d'avance sur la marée descendante. En plein dévers, deux roues dans l'eau; autant faire tremper la voiture dans un bac de sel, ça va plus vite ! Le paysage jusqu'à Nouamghar est magnifique ; sauf si l'on déteste la mer, évidemment ! Valentine égale à elle-même, remplit le Land de coquillage. Le PTAC fait la gueule !



05/11/02 : Les trois dunes de l'Azeffal sont passées sans difficulté. La dernière est même évitée grâce à l'expérience de nos coéquipiers. o­n fonce vers le puit de Bir el gareb, pas question de tirer une goutte d'eau de cet endroit. Bien trop profond ! Ce soir, campement au pied d'une dune rugissante, trouvée par hasard. (Position en nov. 2002 : N 21°03,339 W 016°38,140)
Surtout ne le répétez pas, ils seraient capable d'y installer une auberge… (Photo de gauche)

06/11/02 : La dernière étape comporte une forte portion de tôle o­ndulée. Difficile pour les nerfs et pour la machine. Cap sur le PK 46, et de là, direction la frontière. 13h00, les formalités terminées, la lente remontée commence. Un arrêt prolongé à Dakhla nous fait le plus grand bien. Le planning est établi : pêche ! Pêche ! Pêche ! Ainsi qu'un bon coup de karcher sous le châssis qui laisse apparaître de vilaines traces de rouille. (Photo de droite) Pensez à faire un détour par le monument dédié à l'aéropostale, à Tarfaya ! Ce serait dommage d'oublier… Enfin, Tan Tan plage. Michel et Claudine décident de rentrer plus tôt. Merci pour la balade ! A bientôt sur les pistes Africaines ! Retour à Valence, il fait froid, la Mauritanie est si loin… les photo ne sont pas développées que je pense déjà aux modifications nécessaires, pour le prochain voyage. Il faut augmenter l'autonomie pour aller plus loin, encore plus loin…

Notes de Valentine :

Distance parcourue : 12000km, dont 2600km en Mauritanie.

Véhicule : Outre l'équipement décrit au début, le Def est très bien isolé, nous avons posé un rouleau de 10m d'isolant 9 couches ! Génial pour la chaleur ! L'aménagement intérieur est en contreplaqué marine posé sur une armature en fer. Nous dormons à l'intérieur du véhicule. Sinon nous avons une autonomie de 180l de gasoil et 90l d'eau.
Carburant : Le gros du budget reste le gasoil (600 euros) avec 1300l de gasoil consommé. Consommation du 200TDi : 9 à 11l sur route, 15l sur pistes. Prix du gasoil 0,45 euros à Ceuta, 0,3 euros au Sahara Occidental (1ère pompe détaxée à 94km au Sud de Tan Tan), 0,4 euros en Mauritanie. Le gasoil au Sahara Occidental et en Mauritanie n'est pas de 1ère qualité !!
Change : 1 euro = 220 Ouguiya (UM) au change officiel, de 250 à 270 au change officieux. o­n ne peut pas repasser la frontière avec des UM (qui seront confisqués par les gendarmes). Attention : emporter de l'argent liquide car il y a très peu ou pas de distributeurs !
Vaccins : Fièvre jaune obligatoire, pas de paludisme en zone saharienne. Prévoir des bombes anti-moustiques pour Nouakchott.
Langue : L'arabe, mais le français reste encore souvent utilisé et enseigné à l'école.
Visa : o­n peut le prendre pour les Français directement à la frontière moyennant 50 euros, sinon pour tous à l'ambassade de Casablanca pour 10 euros par personne.
Adresse : 322 Elgedida route d'Elgedida, beau séjour, à coté de l'école d'arts plastiques.
Tel : 00 212 22 25 73 73 / 78 78

Pour faire établir le Visa
:

  • 2 photos
  • 100 DH
  • Passeport valable encore 6 mois à la sortie
  • Une photocopie de passeport
Rq : Déposer les passeports entre 9 et 11h, o­n les récupère vers 15h (Ouvert du lundi au vendredi)
Douane : Taxes d'entrée 2 x 10 euros par personne " pour travail supplémentaire " à la gendarmerie et à la douane, que nous n'avons pas payé à la sortie. Déclaration des devises à l'entrée et contrôle à la sortie. Alcool interdit. Prendre aussi une assurance pour le véhicule à Nouadhibou ou Nouakchott.
Fiche de renseignements : Pour faciliter votre descente et remontée en Mauritanie, il faut préparer une vingtaine de fiches de renseignements pour la gendarmerie et police marocaine au Sahara Occidental (contrôles à partir de Guelmin. Maroc) et idem pour les Mauritaniens.
Cliquez ici pour accéder à la fiche de renseignement :
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Le No Man's Land : Le passage du No Man's Land ne s'improvise pas. Pour une première fois il vaut mieux prendre un guide sérieux. Surtout ne pas sortir des traces, il y a encore des mines. Heureusement Michel et Claudine avaient fait de nombreuses fois le parcours et les points GPS.
Guide et cartes : La bible, " Mauritanie au GPS " édition Takla Makane. Cartes IGN du 1/2.500.000 (pour une vue globale) au 1/100.000 (l'idéal). Nous avions aussi des cartes aviation, pratique pour un positionnement GPS. Inutile de préciser qu'il faut bien préparer le parcours et qu'un GPS est indispensable. Partir au moins à 2 véhicules pour la sécurité.
Sécurité : Nous n'avons pas ressenti d'insécurité. En pratiquant surtout le camping sauvage, nous n'avons eu affaire qu'aux hurlements des chacals : un chien c'est très dissuasif (merci Jaïna!). Moi qui redoutais les Saharaouis nous n'en avons pas rencontré.
Nourriture : J'avais fait le plein de boites de conserves, de soupes, de féculents en France. Claudine préconise de quoi prévoir un repas par jour. Sur place o­n trouve un peu de légumes, quelques boîtes, du pain, des laitages !!!! Ne pas oublier le désinfectant (type Micropur) pour l'eau.
Quelques prix : Assurance 5500 UM pour 20 jours pour un 8cv, camping entre 1000 et 2000 UM, Banc d'Arguin 1600 UM par jour, pain 20 à 40 UM, Coca 100 à 200 UM, gasoil 100 à 110 UM.

Bon voyage !

Pour tous renseignements, n'hésitez pas à me contacter par mail : Valentine




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