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Tour de Turquie

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Cliquez ici !Ce voyage en famille s'est déroulé durant l'été 2002. Fabrice, son épouse Valérie, leurs 2 enfants Florence (10 ans) et Vincent (6 ans) o­n parcouru l'Est de la Turquie en solo à bord d'un Land 110 200 Tdi CSW aménagé.La Turquie est un pays très touristique pour le quidam des voyageurs. Mais, si l'ouest du territoire est adapté au tourisme de masse, les zones les plus reculées de l'Est offrent un goût d'aventure.

Peu de temps auparavant, le gouvernement français considérait la zone Kurde de la Turquie comme "Formellement déconseillée". Quinze jours avant leur départ, la situation se détend, les zones fortement déconseillées se réduisent en trois foyers de dimensions réduites.

Nous sommes partis, avec mon épouse et mes deux enfants le 5 juillet 2002 en direction d’Ancône pour prendre le bateau vers Igoumenitza. Nous avons pris la formule open deck, ce qui permet de dormir et manger dans le véhicule. La traversée dure 15 heures. O­n débarque en Grèce puis direction la frontière turque. Après 1800 km depuis Cavaillon, nous arrivons à la frontière turque. O­n entre dans la première guitoune pour vérifier les passeports et enregistrer la voiture. C’est ici que nous comprenons le sens de l’hospitalité turque, les douaniers nous offrent le çay (thé), du pain et des olives. Ces premières vérifications faites, il faut faire tamponner les passeports et payer les taxes d’entrée et de sortie du véhicule. Le passage est rapide.
Puis nous prenons la direction d’Istanbul à la recherche d’un camping. Le lendemain matin, nous traversons le Bosphore, pour atteindre la Mer Noire. La route est étroite et sinueuse, avec une végétation luxuriante ou aride, selon le versant de la montagne qui longe la mer. Le soir, nous nous arrêtons au bord de la plage de sable noir pour nous rafraîchir de la moiteur ambiante, mais attention aux méduses.Après cette halte réconfortante, nous attaquons nos premières pistes en direction de Bogaskale. La piste est en cours de rénovation, cela provoque des ornières et des bourbiers que le Land absorbe sans difficulté. Le lendemain, nous visitons le site Hittite au pied de Bogaskale, nous sommes seuls à visiter la capitale des Hittites (autre grande civilisation contemporaine des égyptiens). Nous rejoignons Ihlara (photo ci-dessus), en bordure de la Cappadoce, et nous nous amusons dans les pistes alentour. Nous trouvons une petite basilique byzantine, loin des sentiers touristiques, plantée sur un piton rocheux surplombant un lac.Le matin, nous visitons les gorges d’Ihlara avec ses églises troglodytes. Puis nous prenons la direction la frontière syrienne. Le soir, nous décidons de bivouaquer dans les monts Erciyes. Nous nous installons entre les champs de blés sur une petite parcelle sentant bon le thym.
Nous partons à 8 heures avec le but de franchir la montagne. Nous traversons un village en ruine habité par les Yaylas (tentes nomades). Nous trouvons une piste ayant le bon cap (rien n’est marqué sur la carte IGN). Nous croisons une faune variée, des papillons de toutes les couleurs, des tortues, des sortes de petites marmottes qui se tiennent debout sur leurs pattes antérieures. Nous montons jusqu'à 2200 m, malheureusement la piste s’arrête dans les alpages, seuls les nomades y montent avec leurs troupeaux. Demi-tour jusqu ‘au village, nous prenons une autre piste moins marquée et plus trialisante, j’y laisse quelques morceaux de pneu. Après quelques demi-tours dans des culs de sacs, nous arrivons au col et voyons l’autre côté de la vallée. Nous y rencontrons une famille de nomades en Yayla, nous n’avons pas compris ce que nous disait la mère. Nous essayons de descendre la piste légèrement ravinée.
J’ai un doute, je continue à pied. 300 m plus loin la piste est coupée par une énorme saignée, une rivière est passée par là. C’est ce qu’essayait de nous signaler la mère de famille. La mort dans l’âme, nous faisons demi-tour en direction d’Iskendrerun, dans le sud-est du pays, au bord de la méditerranée. Arrivé, nous décidons de prendre une piste qui traverse la montagne en direction d’Antioche pour y faire un bivouac. C'est au détour d'un rue que nous tombons nez à nez avec cet étrange Land 88 hybride (photo ci-dessus)

Après un petite visite d’ Antioche, nous prenons la direction d’Harran. Les paysages devraient être désertiques, mais avec le barrage Ataturk, le désert a fait place aux champs de coton, grâce à l’irrigation.
Nous arrivons à Harran et nous logeons chez l’habitant. Après une visite à Sumatar, nous partons vers Kahta afin de voir le mausolée du Nemrut Dagi
Le site du Nemrut Dagi, posé sur le plus haut sommet, symbolisait la réunification de l’Occident et de l’Orient. Des statues, placées de chaque côté du tumulus artificiel de cailloux de plus de 50 mètres de haut, surplombent la vallée de l’Euphrate. Mais un tremblement de terre fit tomber à terre toutes les têtes.
Après avoir assisté au coucher, puis au lever de soleil, nous partons vers Malatya par les pistes (photo de gauche), les paysages sont sublimes. Nous faisons de très beaux bivouacs, surplombant l’Euphrate ou en bordure du barrage. Nous attaquons la zone la plus impressionnant de notre voyage, la rive gauche de l’Euphrate. Nous franchissons le barrage avec le bac, à Pertek.
L’ambiance change, nous voyons passer un Land militaire équipé d’une mitrailleuse chargée, les soldats portent casques et gilets pares-balles. Le premier contrôle des militaires dure 2 heures (photo du blindé). Nous aurons 5 contrôles de police dans la journée. Les gorges sont vraiment magnifiques (photo ci-dessusmini-gorge et mini piste Euphrate), cela vaut largement les tracas militaires. Nous arrivons tard à Kemaliye (pour cause de contrôles militaires), c’est une petite ville digne des Alpes avec ses petits chalets.
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